la Maison Perchée ! Vaillante, fière et têtue Elle réunit le monde de tes anciens sujets Et se montre au grand jour devant toi désormais Elle arrive de si loin que tu ne l’avais pas vue
la Maison Perchée ! Vaillante, fière et têtue Elle réunit le monde de tes anciens sujets Et se montre au grand jour devant toi désormais Elle arrive de si loin que tu ne l’avais pas vue
Je suis une patiente de psychiatrie.
Depuis un peu plus de 4 ans.
Mon diagnostic n'a pas d'intérêt, il a déjà été modifié, et à priori va l'être encore.
J'arrive en bout de parcours de soins actifs visant à récupération, je vis mes dernières semaines en hôpital de jour, mon état est "stabilisé".
Et.
Je suis assistante sociale.
Dans le domaine de la santé.
Depuis une quinzaine d'années.
Le poil dressé un brin dubitative devant l'élimination systématique des candidatures de personnes naguère anorexiques et postulant pour devenir pairs-aidantes, sur le long et intrépide chemin du rétablissement. Je fais partie de ceux qui ont pourtant entrepris cette démarche dans les règles de l'art : lettre de motivation, dossier candidat, convocations, entretiens. Refus successifs
VERSION AUDIO Entretiens avec Harvey 1 (retranscription de xxx séances, de mémoire, courant 2018) -À quelle heure prenez-vous vos repas ? -Ça dépend, c'est différent chaque jour. Et même là, je ne fais pas que manger. J'ai du mal à rester assise, j'écris en même temps, je ne suis pas dans ce que je fais. …
Malgré notre besoin de légitimité et la lutte pour l’obtenir, la compétition qui s’acharne à ternir l’entraide, prenons soin de nous, nous ne sommes pas des suPAIR.ES Héros.ines! seuls.es, nous ne sommes que des étoiles filantes...
Bon nombre d’ancien.ne.s malades choisissent la voie de l’accompagnement. Thérapeutes, psys, coachs, hypnothérapeutes, sophrologues… C’est aussi une forme de pair aidance (ils/elles sont passées par là !) pour laquelle il est indispensable de se faire superviser. Le vécu est alors à double tranchant et le transfert peut-être fort. Il se fait une force sur laquelle il est possible de s’appuyer pour mieux comprendre, entendre et il permet parfois de lever plus facilement des freins, notamment chez des patient.e.s ambivalent.e.s par rapport aux soins.